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Dans les pas de Stevenson, du Puy-en-Velay à Alès

Dans les pas de Stevenson, du Puy-en-Velay à Alès

(réalisé)
Ce carnet est le récit du voyage entrepris par deux jeunes français dans les pas de Stevenson, du Puy-en-Velay à Alès, du 4 au 14 mai 2021.
Tous les termes en italique sont de Robert Louis Stevenson.
randonnée/trek
Quand : 04/05/21
Durée : 10 jours
Distance globale : 247km
Dénivelées : +6243m / -6815m
Alti min/max : 135m/1689m
Carnet publié par gégé le 17 juil.
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train
Précisions : Les villes du Puy-en-Velay et d'Alès sont desservies par le train.
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Vue d'ensemble

Le topo : Section 3 (mise à jour : 17 juil.)

Distance section : 51.7km
Dénivelées section : +1328m / -2135m
Section Alti min/max : 550m/1689m

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Le compte-rendu : Section 3 (mise à jour : 17 juil.)

Mont Lozère
 
Nous franchissons la porte du gîte sous une pluie battante et qui ne cessera de tomber, toute la journée durant. A peine arrivés au cœur de Bleymard, sans même avoir commencé l’ascension du mont Lozère, nos habits sont déjà trempés. Nos chaussures sont imbibées d’eau. Trempés pour trempés, il faut y aller. La pluie du matin n’effraie pas le pèlerin.
Le chemin monte à travers la forêt. Le paysage se dénude peu à peu. Les sapins disparaissent. Nous marchons dans le brouillard qui s’épaissit à mesure de notre ascension. Il devient impossible de voir à plus de vingt mètres. Parfois, lorsque j’accélère le pas, je me retourne et cherche Anaïs du regard. Le sentier est heureusement bordé de montjoies, ces bornes en pierre qui servent de repères. Nos pieds foulent une pelouse de type subalpine, dans un paysage complètement désolé. Dans cet épais brouillard et démunis de boussoles, nous ne prenons pas le risque de poursuivre jusqu’au sommet de Finiels. Nous ne profiterons pas de la vue sur tout le bas Languedoc jusqu’à la Méditerranée.
La descente commence aussitôt. Nous retrouvons la forêt de conifères. L’eau de pluie ruisselle abondamment le long du chemin qui descend jusqu’au village de Finiels, posé au pied du sommet éponyme. A l’abri sous le toit d’une étable, nous faisons le point. Nous ne sommes plus qu’à une poignée de kilomètres de Pont-de-Monvert. Le chemin serpente parmi les pâturages, sur lesquels se sont échouées de grosses pierres polies, comme d’énormes galets.
La vue sur Pont-de-Montvert se découvre. C’est un village niché dans le creux des montagnes, à la confluence du Tarn, du Rieumalet et de l’Alignon qui, ce jour-ci, coulent à flot. Nous voilà dans les Cévennes des Cévennes. Stevenson y fut d’abord attiré pour son histoire. C’est dans ce labyrinthe indéchiffrable de collines qu’une guerre de bandits, une guerre de bêtes féroces fit rage pendant deux ans entre le Roi Soleil avec toutes ses troupes et ses maréchaux d’un côté, et quelques protestants montagnards de l’autre. C’est ici que débuta le soulèvement de paysans protestants sous le règne de Louis XIV suite à l’assassinat de l’abbé François de Langlade du Chayla le 24 juillet 1702.
Quitter le matin le Tarn pour le retrouver le soir, à quelques vallées près. Ce fut le programme du lendemain. Le sentier quitte le Pont-de-Monvert par une draille qui évolue entre les genêts jusqu’à un petit plateau d’estive peuplé de vaches.
Sans la pluie de la veille et malgré quelques nuages, cette journée nous paraît exceptionnelle. Nous pénétrons dans la forêt du Bougès. En haut, nous avons la tête dans les nuages. En descendant, la vue se dégage. Des aigles tournoient dans le ciel.
S’ensuit à partir du col du Sapet une interminable descente de la forêt de Ramponenche. En bas, le ruisseau du Vallongue qui se jette dans le Tarn déborde de son lit. Un tronc d’arbre couché à travers du cours d’eau nous permet de le traverser sans nous mouiller.
Section 3
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