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Il s'agit d'un voyage à vélo de 6 semaines - 6 pays sur l'Eurovélo 6, de Bâle à Belgrade, d'abord le long du Rhin puis le long du Danube à travers la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie, la Hongrie et la Serbie. Au programme un fabuleux partage européen et la découverte de 4 capitales : Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade.   La trace GPS théorique est de 2000 kilomètres, mais avec les détours et visites j'ai parcouru une distance de l’ordre de 2500 kilomètres.   Initialement j'avais prévu par capitale 1 journée de pause - visite - logistique. En pratique c'est insuffisant j'ai donc augmenté le rythme pour gagner des jours et avoir 2 à 3-4 jours selon l'intérêt et l'étendue de la capitale. Je n'aime pas parler kilométrage journalier, car dans le milieu du cyclisme amateur trop souvent c'est à celui qui se vantera d'en faire le plus sans tenir compte d'une multitude de paramètres, mais à titre indicatif si cela peut vous aider pour l'organisation de votre voyage j'ai du passer des 60-80 km journaliers prévus à 70-110 km.   Dans ce journal de voyage j'ai limité la taille des récits pour privilégier le côté visuel en commentant les photos. La globalité de la trace GPS est dans la première section avec quelques points contenant des informations glanées sur internet. Enfin ce carnet sera complété, car je reprendrai mon voyage à Belgrade pour continuer à avancer entre le temps qui m'est imparti entre deux perfusions (6 à 8 semaines). Vidéo de cette randonnée à venir. « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn », c’est aussi d’autres itinérances à pied, à vélo, en ski-raquettes, en kayak. Facebook : http://www.facebook.com/72rayonsdespoir Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCnkL_-ZY-08DOjwy-pzbTYg/
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J13. Pour mes premières itinérance vélo j'avais tendance à tout planifier à l'avance. Maintenant je me lève le matin sans savoir où je m'arrêterai le soir ce qui me laisse la tranquillité d'esprit de saisir chaque moment de contemplation qui s'offre à moi.
Le long du Danube de Bâles à Belgrade
40 jours
1981 km
10
Le Kirghizistan était dans ma tête depuis plusieurs années. Très peu médiatisé en France, il a pourtant attiré mon attention lorsque je suis tombé sur le blog d’un cyclotouriste ayant passé 5 semaines là-bas. Ses photos sont MAGNIFIQUES !!! J’ai dû les regarder une vingtaine de fois en fantasmant qu’un jour je puisse y mettre mes roues. Lorsque j’ai commencé à préparer ce projet, je me suis inspiré de son itinéraire et lui-même s’était inspiré de la Silk Road Race (une course de fêlés en VTT/Gravel).   Je suis parti de Paris le 25 juin 2022 pour Bichkek, la capitale, avec un retour le 18 juillet. Je trouve que le vol A/R n’est pas trop cher (500e +180e de vélo) et surtout, nul besoin de visa. La période est favorable pour les raisons suivantes : les cols sont accessibles, les cours d’eau sont bien alimentés, la météo est bonne et les températures sont plus ou moins supportables avec toutefois des variations importantes dans une même journée (6°C/37°C).   L’attente de mes bagages à l’aéroport est toujours pour moi une situation un peu stressante. Heureusement, j’ai tout :). Je ne sais pas s’ils remplissent les avions avec une pelleteuse mais en sortant le vélo de la housse, j’ai les deux portes bagages tordus. Merci Turkish Airlines ! :((( Je pédale 30 km depuis l’aéroport jusqu’à Bichkek en plein cagnard. Cela ne présente aucun intérêt mais les jambes en avaient besoin. Je fais quelques courses et transforme 600 euros en 51000 SOM avec la baguette magique d’une Demir-Bank. Le pays n’est vraiment pas cher : j’ai dépensé le tiers de cette somme pour la totalité de mon séjour. Je passe ma première nuit à l’Astoria Garden, d’où la gérante me trouve pour le lendemain, un taxi pour Bokonbayvo, point de départ de mon parcours (https://ridewithgps.com/routes/40269912). Je prévois 16 jours sur ma selle et 2 de repos pour réaliser un total de 1200 kms.   Comme toute aventure qui se respecte, elle a bien évidemment son lot d’imprévus. J’ai dû faire une croix sur une partie de mon itinéraire car je m’approchais trop près de la frontière chinoise. Stoppé par une barrière et deux soldats kirghizes, je rentrais dans une zone militarisée. Sans permis, ni guide, c’est retour à l’envoyeur (4 zones réglementées au total dans le pays)   Le poids est l’ennemi des pistes et de l’effort en altitude. Néanmoins j’ai fait le choix de me lester de tous mes petit-déjeuners (céréales) et de tous mes dîners (18 plats lyophilisés REAL) afin de varier les apports nutritionnels et le plaisir d’un plat plus élaboré que je n’aurais pu préparer. Les midis se compléteront lors de mes passages dans les villages. Se réapprovisionner, même dans le plus petit bled est assez facile. Il y a bien souvent de la publicité sur la façade des épiceries, la porte est ouverte sinon il faut sonner. La diversité des produits vendus est assez bonne (meilleure qu’en Mongolie). Pains, tomates, concombres, œufs, fruits, gâteaux secs, soupes chinoises seront, la plupart du temps, l’essentiel de mes déjeuners. L’isolement de certaines parties de mon parcours m’ont contraint à rouler avec 5 jours d’autonomie alimentaire. Pour l’eau, je n’ai rencontré aucun problème, car il est assez simple d’en trouver. Attention toutefois à la filtrer car les troupeaux sont partout. J’avais deux litres sur le vélo chaque matin pour la journée et il m’est arrivé de remplir ma loutre de 10l si j’avais le doute d’en trouver en fin de journée. Un réchaud PRIMUS multi fuel avec de l’essence 95 m’a permis de faire bouillir mon eau pour la soupe et la ré-hydratation de mon plat lyophilisé le soir ainsi que le café, mes céréales du matin et les œufs durs pour le midi.   Mon délire pour ce voyage était de prendre un Fatboy (fauteuil gonflable de 700g). Les minimalistes appellent cela un doudou, lorsque l’objet transporté n’a aucune utilité pour la randonnée. J’ai ADORÉ contempler matin, midi et soir, cette nature si riche, vautré dans autant de confort. Il contrastait tellement avec ma selle que mes pauses étaient devenues des moments de totale plénitude. Je recommande GRAVE !!!!!   Généraliser l’état des pistes serait inutile. Elle va de très bonne à très cassante. A cela, j’ai essayé de rendre ma bicyclette le plus "Tout Terrain" possible avec une cassette 11/34 et un triple plateau 22/32/42, histoire de grimper aux arbres. J’ai ensuite monté ce qu’il y avait de plus gros pour un cadre Surly Disc Trucker, des pneus SCHWALBE MARATHON PLUS MTB de 26x2,25. Gonflés à 2 bars, ils me donnaient un certain amorti et je n’ai déploré aucune crevaison. Je recommande aussi !   L’autonomie en électricité de mes appareils électriques (GPS, smartphone, GOPRO, frontale) m’a été fournie par une batterie additionnelle, elle-même alimentée pendant que je pédalais par un moyeu Dynamo Son via un port USB C.   Les kirghizes sont accueillants, généreux, curieux sans être collants. Ils aiment qu’on les saluent et savoir d’où tu viens. Malheureusement nos conversations étaient très limitées car très peu parlent anglais. Ceci étant dit, il n’est pas surprenant de se retrouver invité à un pique-nique avec un verre de vodka à la main pour le midi.   J’ai été bluffé par la beauté de ce pays qui m’a rapidement mis en confiance. C’est un véritable coup de cœur. http://the-loco-motion.over-blog.com/2022/06/le-kirghizistan-etait-dans-ma-tete-depuis-plusieurs-annees-tres-peu-mediatise-en-france-il-a-pourtant-attire-mon-attention-lorsque-je-suis-tombe-sur-le-blog-d-un-cyclotouriste-ayant-passe-5-semaines-la-bas-ses-photos-sont-magnifiques-j-ai-du.html
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Le Kirghizistan en solo
Le Kirghizistan en solo
20 jours
par Nuage
1
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Le Danemark et ses Primitiv overnatningspladser og shelters
Le Danemark et ses Primitiv overnatningspladser og shelters
26 jours
1856 km
3
Pédaler sous un beau soleil méditerranéen, à mi-chemin entre l’Europe et l’Afrique, humant les douces odeurs d’eucalyptus et d’olivier tout en profitant de magnifiques panoramas sur des côtes rocheuses et montagneuses … Tel est le projet 2019 de Didier, cyclovoyageur landais. Petite particularité pour cette nouvelle aventure : son fils aîné, Loïc, va l’accompagner pour son premier biketrip. Loïc, c’est moi, jeune ingénieur de 25 ans qui s’apprête à découvrir le monde de la randonnée à vélo. Année après année, j’ai toujours suivi les voyages de mon père par conversations familiales WhatsApp pendant que je terminais mes études et que lui parcourait le littoral atlantique le long de la Vélodyssée,  le Lot et le Tarn ou encore la Dordogne. Aussitôt installé en région parisienne avec un poste d’ingénieur débutant, je me lance ! Je commence à préparer mes premières vacances d’été en tant que jeune travailleur : ce sera deux semaines à arpenter le littoral sarde. Et en mai 2019, malgré un accident avec une voiture alors que je circulais à vélo trois mois avant le voyage, c’est bien sur le ferry à Toulon que j’embarque avec mon père (avec un vélo tout juste réparé !). Direction Porto Torres, au Nord-Ouest de la Sardaigne ! Parce que c'est une opportunité trop rarement donnée de se retrouver avec soi-même, le voyage à vélo est une magnifique façon de découvrir de nouveaux paysages. Le relief sarde bien plus escarpé que je ne le croyais m'a permis de réaliser que la véritable beauté de la nature reposait dans la façon que l'on avait de l'aborder. C'est de ce cheminement de pensée et de sentiment le long des côtes de la Sardaigne dont parle notre récit. 
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Après une côte coriace sous un soleil de plomb, nous admirons la baie de Buggerru coincée entre mer et montagnes
La Sardaigne à vélo entre père & fils
14 jours
1084 km
4