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Je voulais revoir cette région de la France où enfant, j’ai passé quelques vacances d’été dans la maison de campagne de mes grands-parents, et où je n’étais plus retournée depuis. Le vélo est devenu pour moi le mode naturel  et évident de voyage ; la carte sous les yeux, je suis irrémédiablement attirée par les routes les plus petites et les plus sinueuses, qui doivent garder leur charme secret, à l’abri des circuits touristiques. Je voudrais les visiter toutes. Mais la réalité revient vers moi me dire qu’il va falloir faire un choix. Seule certitude, je partirai d’Aurillac au sud et arriverai à Clermont-Ferrand. Sept jours pour rejoindre ces deux villes étant plus que suffisant, j’ai le temps d’improviser et de m’écarter des itinéraires logiques. Le parcours s’est de fait, dessiné au fur et à mesure de ma remontée vers Clermont, selon la carte ou les paysages qui s’offraient à moi. J’ai découvert un Massif Central d’un vert profond et apaisant en cette saison, aux larges horizons sur les plateaux, habités par des villages de pierre oubliés de nos mémoires et pourtant  encore bien vivants, même si, des volets fermés ici et là, témoignent d’un exode rural qui rongera plus tard la vitalité de ces grands espaces. Le choix des petites routes blanches sur la carte, me réjouit et me fait croire à l’aventure. Tellement désertées, que j’ai dû attendre un jour que deux oies prenant le soleil au milieu du macadam, et défendant âprement leur territoire, me laissent enfin la voie libre. Les gens sont parfois étonnés de me voir passer chargée, et j’ai reçu beaucoup d’encouragements spontanés. Ici, il y a très peu de « vélos sacoches » (je n’en ai croisé qu’un en sept jours), et je pense peut-être naïvement, que les habitants ressentent un plaisir ou une reconnaissance de savoir que leur terroir « mérite » un intérêt ? Je ne peux m’empêcher de penser également, que l’isolement de ces plateaux et montagnes, un luxe de paix en cette saison, doit rudoyer ses habitants ou la faune l’hiver, qu’il doit falloir se forger un caractère résistant dont la vie, sans doute trop confortable de beaucoup d’entre nous, a lentement assoupi. Seul regret de ce voyage, je n’ai pas réussi à aller bivouaquer au sommet d’un volcan, pari que je m’étais fixé. Les volcans accessibles, en dehors du Puy de Dôme sur-fréquenté, ne le sont que par des sentes discrètes, impossibles à parcourir avec un vélo, même à la main.
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Vue depuis le Puy Mary
Massif Central en vélo par les plus petites routes possibles
7 jours
306 km
par Stine
9
En avril 2016, des amis qui ont 2 enfants du même âge que les nôtres, nés fin 2013 et fin 2015, annonçaient qu'ils partaient faire le tour du monde en vélo avec les enfants. L'idée qu'il était possible de partir plusieurs mois en voyage cycliste avec 2 enfants en bas âge ne nous aurait jamais traversé l'esprit sans cette annonce... Et une fois l'idée intégrée dans notre petit esprit, impossible de l'en chasser ! RDV pris pour un départ dans l'été 2017. Le projet a mûri pendant un an, le temps de lire Carnets d'Aventures pour s'enrichir de retours d'expériences, consulter de nombreux blogs pour ne pas faire d'erreur dans le matériel et trouver les bons rapports qualité-prix, prendre les dispositions nécessaires avec nos emplois, gérer la vacance de notre appartement (nous l'avons loué), changer 10 fois d'avis sur l'itinéraire, faire des essais de quelques jours. Nous arrêtons une durée de 4,5 mois de début juillet à mi novembre. La dimension écologique était essentielle à nos yeux mais il fallait que ça reste pas trop galère. Nous avons cherché des aménagements cyclables. Nous avons également pris en compte le facteur météo pour ne pas avoir trop chaud, ni trop froid. Nous voulions aussi pratiquer des langues. Nous avons donc opté pour la Grande-Bretagne (*) en été, puis la péninsule ibérique à l'automne. Pour le départ, nous avons pris un vol Genève - Liverpool avec en soute nos 2 vélos, la carriole, un système "follow-me" et nos sacoches. C'était déjà un premier défi que d'emballer, transporter, embarquer, remonter les vélos. A l'hôtel de Liverpool, nous nous sommes fait livrer un vélo enfant. Nous avons sillonné le Pays de Galles et les Cornouailles pendant 2 mois. Nous avons ensuite pris un ferry Plymouth - Santander. Et depuis, nous suivons le camino del Norte qui mène à Saint-Jacques de Compostelle. Ensuite, nous descendrons la côte portugaise pour finir en Andalousie. Nous ne savons pas exactement comment nous reviendrons chez nous. Nous faisons en moyenne 35 km par jour, ce qui correspond à notre estimation. Nous nous arrêtons beaucoup : dans les aires de jeux, les parcs, les plages, les musées (les enfants ont adoré les musées anglais où il y a toujours des activités prévues pour les petits). Le "follow-me" permet une certaine liberté aux garçons : être sur le vélo ou dans la carriole. A notre grande surprise, Elouan a commencé à l'utiliser à 22 mois. Il est capable de bien communiquer, donc de dire s'il fatigue, s'il veut s'arrêter. Pour l'hébergement, nous avons beaucoup demandé en Grande-Bretagne aux gens qui avaient un jardin, un carré d'herbe pour planter la tente et de l'eau, ce qui nous a permis de faire de superbes rencontres. Nos hôtes nous offraient éventuellement une douche, nous partagions parfois le repas avec eux et de temps en temps ils nous proposaient même une chambre. Nous avons aussi trouvé quelques hôtes par le site WarmShowers. Nous ne prenions des B&B ou des campings que dans les grandes villes ou quand le temps était très mauvais. Nous avons aussi fait quelques bivouacs. En Espagne, nous avons aussi fait étape dans quelques auberges de pèlerins. Nous racontons nos aventures sur une page Facebook : @pedalonslavie (*) Le Royaume-Uni possède un réseau cyclable bien développé, consultable sur www.sustrans.org
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Liverpool - Grenade avec 2 enfants de 3,5 et 1,5 ans
Liverpool - Grenade avec 2 enfants de 3,5 et 1,5 ans
140 jours
1291 km
par marisa
Le Petit Voyageur croit au changement par la prise de conscience générale. Elle pense qu'il est possible de ne pas retourner en arrière contrairement à ce que certains pensent mais au contraire de faire un pas en avant en faisant évoluer notre mode de vie actuel basé sur le "toujours avoir plus".   Le Petit Voyageur ne veut pas sombrer dans la fatalité ni le sceptiscisme et c'est pourquoi il a décidé de prendre son vélo pour parcourir la France, son premier challenge de 1500 km (Novembre 2015) pour alerter des dangers du réchauffement climatique causé par l'homme.   Soutenu par la Fondation Nicolas Hulot, il souhaite également la mettre en avant ainsi que ses actions. Cette Fondation qui oeuvre depuis 25 ans pour contribuer à une métamorphose de nos sociétés par le changement des comportements individuels et collectifs. Cette métamorphose a pour but d’assurer la préservation du patrimoine naturel commun, le partage équitable des ressources, la solidarité et le respect de la diversité sous toutes ses formes.   Le Petit Voyageur souhaite donc son site (le-petit-voyageur.com) ainsi que "My Trip" pour partager son experience à travers des photos, des témoignages ainsi que les alternatives face à ce danger invisible (plus ou moins aujourd'hui), le changement climatique. Nos enfants ne grandirons pas sur le court terme, il faut donc regarder beaucoup plus loin.   Je ne veux pas moraliser mais juste informer sur la réalité du monde d'aujourd'hui. Je parle doucement mais j'essaie de me faire entendre dans ce monde qui hurle...   Je suis le Petit Voyageur.
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Le Petit Voyageur - Retour aux sources ...
16 jours
1641 km