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par Alex dans Actualité 15 mai mis à jour 24 mai 5292 lecteurs Soyez le premier à commenter (partager)
 
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  • L'ivresse de la marche - Emeric Fisset
  • Le tao du vélo - Julien Leblay
  • La grâce de l'escalade - Alexis Loireau
  • La simplicité du kayak - Frédéric Gilbert

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L'ivresse de la marche - Emeric Fisset
L'ivresse de la marche - Emeric Fisset

À l’heure où explosent les formes de voyage rapide et facile, pourquoi la marche reste-t-elle un mode privilégié de relation au monde ? Pourquoi permet-elle une plus grande acuité du regard porté sur la nature et une plus grande disponibilité aux autres ? Quels sont les états mentaux auxquels accède le marcheur au long cours ? Grâce à la diversité des terrains et des climats qu’il affronte, au rapport spécifique qu’il tisse avec les lieux qu’il aborde, le voyageur à pied témoigne de découvertes et de sensations particulières, intimement liées à l’ascèse et à la simplicité de sa vie nomade : la rencontre humaine, que la marche rend plus sincère, le face-à-face avec la faune sauvage, qu’elle permet d’approcher de plus près, un retour méditatif sur soi enfin, sont les récompenses de celui qui fait l’effort de cheminer librement et de prendre son temps.

Le tao du vélo - Julien Leblay
Le tao du vélo - Julien Leblay

Le cyclovoyageur est un être étrange. Chacun d’entre nous en a vu un lui demander de l’eau, passer devant sa porte ou s’arrêter sur la place de son village. Dans les traits marqués de son visage, on lit une profonde sérénité, un bonheur immense. Sa mansuétude est telle qu’on voudrait l’inviter à franchir le pas de la porte. Après avoir rempli sa gourde ou l’avoir renseigné, on l’observe jalousement repartir avec insouciance et légèreté. Mais qui est-il ? Quel est cet homme solitaire qui paraît si heureux alors qu’il semble sans famille, ni amis, ni maison ? Serein, généreux et à mille lieues de notre société boulimique, le cyclovoyageur musarde des montagnes jusqu’aux plaines, des forêts jusqu’aux déserts, sans se soucier ni des intempéries, ni des terribles ascensions de cols, ni des pistes boueuses ou ensablées. Il brave les dangers de la route, reçoit la bénédiction de ses amphitryons et se laisse séduire par l’élan de sa bicyclette qui le porte de nouveaux départs en nouvelles arrivées.

La grâce de l'escalade - Alexis Loireau
La grâce de l'escalade - Alexis Loireau

L’escalade n’est plus considérée comme un simple entraînement en vue de gravir des sommets. Comment s’est opérée la métamorphose qui, dans les années 1980, avec les danses verticales de Patrick Edlinger, a fait passer cette activité secondaire au rang de pratique sportive et artistique à part entière, totalement nouvelle et plus populaire que l’alpinisme classique ? L’escalade moderne – la « grimpe » – est devenue une fin en soi, une ascension débarrassée de tout objectif sinon celui de la perfection du geste. Jouer avec la pesanteur et apprivoiser le vide dans le but d’évoluer le long de parois de plus en plus lisses ou déversantes, selon ses propres forces et sa propre intelligence, avec grâce, précision et souplesse, constitue à présent un véritable art de vivre. Que ce soit sur des blocs de grès à Fontainebleau ou Rocklands, sur des falaises calcaires comme à Céüse, Rodellar et Kalymnos, ou au flanc des immenses murs granitiques du Yosemite, celui qui adopte la discipline et rejoint la communauté des nomades amoureux du rocher se lance dans une longue quête existentielle, qui lui fera découvrir les plus beaux endroits de la planète, expérimenter des sensations toujours nouvelles et repousser sans cesse ses limites jusqu’à devenir, avant tout et pour son plus grand bonheur, un grimpeur de corps et d’esprit.

La simplicité du kayak - Frédéric Gilbert
La simplicité du kayak - Frédéric Gilbert

Sitôt que le kayakiste a passé ses jambes dans l’hiloire, rabattu sa jupe et franchi la barre d’écume, il fait corps avec son embarcation. Il ne relève pas totalement du monde marin, car il lui faudra encore se ravitailler, marquer des pauses et dresser le bivouac, mais il échappe aux réalités terrestres. Bercé par le clapot et la plongée régulière de sa pagaie, c’est à ses bras qu’il confie désormais sa motricité et, le regard fixé vers un cap, glisse sur la mer toujours recommencée. Battures, courants, houle et vagues le remplissent-ils d’effroi ? Les amers, les golfes, les îles et les promontoires le comblent de joie. Sa connivence avec le monde aquatique n’en serait-elle pas décuplée ? Il en fréquente désormais les habitants – alques, balbuzards, marsouins et phoques –, dont il s’approche lancé sur son erre. Et son regard ne gagne-t-il pas en acuité ? Un animalcule – méduse ou krill –, un herbier de posidonies ou une laminaire, capte son attention. Observateur attentif, voire parfois craintif du ciel, en osmose avec l’élément liquide, il devient aussi un remarquable connaisseur du littoral. Fouetté par le vent, ballotté par l’océan, il réapprend à aimer la terre.
 

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