Carnets Aventures
 

la Mongolie à pied, à vélo et à cheval

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Écrit par Johanna   
25-08-2007
Index de l'article
la Mongolie à pied, à vélo et à cheval
Entrée en matière difficile
Adaptations
Hospitalité
Nomade chez les nomades
Vers le nord et le lac Khövsgöl
 

Adaptations

Non refroidis par le comportement aléatoire des équidés, nous décidons – à défaut de tous les monter – de leur faire porter nos affaires. S’ensuivent diverses tentatives de bâtage de chevaux. À chaque fois, même si nous affinons notre technique et réduisons le volume de nos affaires (tri et renvoi du superflu), nous parvenons au même résultat : l’échec. Le déroulement des choses est assez similaire à chaque tentative : parmi les chevaux disponibles, nous choisissons ceux qui semblent les plus calmes, faisons connaissance, puis les bâtons. Peu après, un évènement pas toujours très identifiable (tout au moins par nous, les humains…) fait paniquer une des bêtes, elle s’agite, secouant alors les affaires qu’elle a sur le dos, ce qui accroît sa panique. Évidemment, la panique individuelle devient vite collective et là, tout va très vite : les chevaux deviennent comme fous, arrachant leur longe ou se soustrayant à celui qui les tient, ils partent alors au galop en prenant soin de ruer frénétiquement et régulièrement afin de répandre nos affaires dans la steppe. Suivent alors deux facettes particulièrement ludiques de ce jeu distrayant : récupérer les chevaux et retrouver le matériel disséminé ça et là. Un gant, un pantalon, un duvet, un filtre à eau (cassé, pas de chance…), un réchaud (endommagé), le sac contenant la petite boîte d’aquarelle et une partie de la pharmacie (très jolis les petits cachets répandus dans la peinture verte !)... une véritable chasse aux trésors !

Mongolie, chevaux bâtés MONGOLIE vélo
A gauche: bât beaucoup trop important et inhomogène
A droite: vélo chinois, porte-bagages arrangé et sacoches de fortune

Nous décidons finalement, après un ultime tri de nos affaires (aidé par les gentils chevaux) de n’avoir que des chevaux de monte (pas de cheval de bât) qui porteront leur cavalier plus des affaires, réparties dans une paire de sacoches de selle et dans le sac à dos du cavalier. Nous achetons également d’abord un puis deux vélos chinois bas de gamme qui serviront au moins à porter des affaires en étant poussés. Nous fabriquons une structure en bois que nous fixons comme extension du porte-bagages standard. Le voyage, le vrai, l’itinérant, la liberté, peut enfin commencer. Début août, des amis nous rejoindront, amenant avec eux 2 Carrix (ces fameux chariots à roulette qui rappellent la pulka, que l’on accroche à sa ceinture ventrale et que l’on tire derrière soi) qui permettront d’éliminer le vélo le plus vétuste et d’alléger les sacs à dos.

MONGOLIE traversée marche carrix MONGOLIE traversée marche carrix
Marche avec le chariot Carrix



 
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