Escalade
le bloc : qui consiste à gravir des rochers de faible hauteur avec un équipement minimal : chaussons et magnésie. Généralement un bloc donné propose peu de mouvements mais très difficiles à réaliser techniquement et physiquement.
La sécurité est généralement assurée par un matelas spécifique appelé "crash pad" placé sous le grimpeur et par une ou plusieurs personnes censées amortir la chute éventuelle du grimpeur.
La falaise : qui consiste à gravir des parois plus ou moins hautes sans artifices de progression mais en gardant toutefois le matériel assurant la sécurité. Comme c'est le cas pour le bloc on parle alors d'escalade libre. On distingue 2 types de site:
1) Les sites « sportifs » où les itinéraires sont équipés à demeure avec des points de protections scellés dans la roche et garantissant une sécurité maximale. Sur ce type de site le grimpeur est assuré du bas de la falaise et progresse en plaçant une dégaine dans chaque point d'ancrage puis en faisant passer systématiquement sa corde dans le second mousqueton de cette dégaine afin que celle-ci le retienne en cas de chute. Arrivé au relais (fin de la voie – généralement équipé de 2 spits reliés par une chaîne) le grimpeur s'attache sur l'un des spits au moyen d'une vache (sangle attachée au baudrier et pourvue d'un mousqueton) et détache sa corde pour la faire passer dans l'un des anneaux. Il se ré encorde ensuite et se faire redescendre par l'assureur.
2) Les sites « terrain d'aventure » qui se caractérisent par l'absence d'équipement ; le grimpeur y posera lui-même ses points d'assurages (pitons, coinceurs, etc.) pour assurer la sécurité de sa progression. La plupart des grandes voies en montagne sont ainsi qualifiées de « terrain d'aventure ». Par ailleurs, en fonction de la hauteur de la paroi, on parlera de « site école » pour des faibles hauteurs (moins d'une demi longueur de corde, soit 40m, le grimpeur redescendant au sol après l'ascension) et de « grande voie » pour des parois nécessitant de fractionner l'ascension en plusieurs longueurs. L'artif L'artif (escalade artificielle) : où l'ascension se fait au moyen de points de progression que le grimpeur fixe dans les différentes faiblesses (trou, fissure, goutte d'eau) de la roche (parfois de façon très précaire), sur lesquels il se pend et se hisse successivement. La cotation va alors dépendre directement de la solidité des points et de la hauteur de chute potentielle si un de ces points cède. Une voie d'artif de cotation maximale (A6) ne permet pas d'erreur au grimpeur car aucun des points ne résiste à plus que son poids, pas même les relais. Le matériel utilisé pour la progression du grimpeur est très diversifié et son choix dépendra avant tout de la nature du rocher et de ces irrégularités. Parmi le grand nombre de systèmes existant on notera les plus utilisés:
Les pitons, les plombs, les cales en bois, les coins de bois, les planchettes, les stoppeurs, les coinceurs mécaniques, les crochets (il existe divers types de crochets permettant de progresser sur des gouttes d'eau, des réglettes, des écailles…)…
A ces points le grimpeur peut ajouter des mousquetons, des cravates (cordelettes nouées à l'aide d'un nœud de sangle) ou tout autre matériel permettant de faciliter sa progression et l'utilisation de ses points.
Les SAE : ou Structures Artificielles d'Escalade, sont des gymnases aménagés de murs et pans inclinables et couverts de prises en résine permettant des escalades de type bloc ou falaise. L'escalade libre est la plus répandue car elle se pratique généralement sur des sites équipés. Le grimpeur n'a généralement pas besoin de coinceurs mais seulement d'une corde, de dégaines, d'un système d'assurage et d'un baudrier.
Revenons sur les « grandes voies ».
Leur escalade se pratique en cordée de 2 ou 3 grimpeurs. Un « leader » qui grimpe « en tête » en posant au fur et à mesure du matériel d'assurage dans lequel il mousquetonne sa corde (qui le retiendrait après une chute) et un ou deux « seconds » qui sont assurés par le leader et récupèrent le matériel.
En général le leader grimpe une trentaine de mètres (une longueur) puis installe un relais auquel il s'attache. Il ravale la corde restante le reliant au(x) second(s), puis au moyen d'un frein, il assure les seconds qui le rejoignent au relais ; une fois les grimpeurs réunis au relais, un des équipiers repart en tête de cordée, et ainsi de suite …
Ce procédé reste commun à toutes les activités dès qu'il s'agit de gravir des « grandes » parois : alpinisme mixte, glace ou rocher, escalade artificielle, etc. Parfois, lorsque le terrain n'oppose pas de difficultés aux grimpeurs, ceux-ci peuvent grimper « corde tendue », c'est-à-dire progresser ensemble, la corde entre eux passant entre des béquets rocheux ou des points d'amarrages fixes ou amovibles.
Le grimpeur :
Baudrier, corde, dégaines, chaussons, sangles, coinceurs, casque.
Le matériel :
Dégaines, pitons, friends, cablés,…
A suivre...